mercredi 27 novembre 2013

S'équiper pour l'hiver

Je vais donner des nouvelles toutes fraîches pour une fois (Je sais que c'est rare, mais le premier qui râle, je lui rugis dessus. Je suis un lion occupé, moi.) puisque cette aventure date d'aujourd'hui. J'ai pris mon petit vélo ce matin pour aller en Finlande, et malgré la mince couche de verglas je suis arrivée sans encombre. (Par contre, j'ai glissé deux fois au retour, mais sans bobos. Je commence à m'habituer.)
Premier arrêt : Nordea (la banque finlandaise) pour leur demander "Mais qu'est-ce qui se passe, ça fait deux semaines que j'attends ma carte...". Il se trouve qu'ils avaient la lettre contenant ma carte, quelqu'un avait seulement oublié de l'envoyer. Bon. Ce n'est pas grave, la madame de la banque était très gentille avec moi, et puis elle parle bien anglais. Elle me reconnaît quand j'arrive, elle parle anglais et non finnois. Youpi!
Donc j'ai ma carte Nordea (enfin) mais je ne peux pas encore consulter mon compte sur Internet, il faut que j'attende trois mois à partir de l'ouverture du compte pour ça. Je ne sais pas pourquoi, mais il doit me rester un mois et demi, ça passera vite.

Deuxième arrêt, et ça tombe bien c'est juste à côté : Intersport. Ils doivent commencer à me connaître ici aussi... Bref, ce dont j'avais besoin cette fois (et croyez-moi il s'agissait d'un besoin vital) c'était d'un manteau d'hiver adapté au climat quasi-polaire. Bien sûr, ma maman m'avait envoyé mon manteau d'hiver, mais de un, il n'est pas imperméable, de deux il est long et c'est un peu embêtant quand on fait du vélo, et de trois, le même vêtement s'appelle un manteau d'hiver en France, et une veste d'automne ici. Je vous laisse imaginer. J'ai essayé de bosser avec mon manteau d'hiver français, mais la nuit était tombée, il faisait quelques dix degrés en-dessous de zéro, et je me suis transformée en glaçon si vite que je n'ai pas pu finir mon travail. J'ai fini le lendemain. Je sais que c'est mal, mais impossible de continuer quand on gèle sur place.

Tiens, à ce propos, vous savez que le soleil se couche entre 13h et 13h30. C'est exotique certes, mais la température chute à la tombée de la nuit (pourtant, aucune des deux ne se fait mal en tombant. Si seulement je pouvais faire pareil...) et c'est vraiment difficile de rester dehors plusieurs heures d'affilée. La nuit et le froid sont assez déprimants, si je bosse seule après 15h, non seulement je gèle mais en plus je me sens mal. Du coup, j'essaie de travailler pendant les heures de soleil, ou je demande à Kai de venir avec moi. Les choses devraient s'améliorer à partir d'aujourd'hui cela dit, puisque j'ai trouvé un manteau adapté, bien chaud. Je me suis aussi acheté des moufles (j'en avais déjà, mais de qualité très moyenne) et un bonnet en fourrure, tout doux tout chaud.
Je ne vous laisse pas partir sans une photo!!


Fin prête à affronter le froid! (vous pouvez voir par la fenêtre derrière qu'il fait nuit, mais la photo a été prise avant 17h) Détail de mon équipement :

- bonnet en fourrure. Le mien est rose et violet. On ne rigole pas.
- écharpe tricotée par grand-mère. Fabrication française mais la laine, ça résiste au froid scandinave.
- veste de ski. J'ai deux pulls en-dessous, un en coton, un en laine. Pas donnée mais je n'ai pas pris la plus chère non plus. Comprend des manches dans les manches avec un trou pour passer le pouce. C'est super-efficace.
- moufles. Elles sont toutes douces à l'intérieur! S'il fait très froid, je les mets par-dessus les gants que maman m'a envoyés. J'ai donc des moufles par-dessus mes gants...
- sur-pantalon de ski. Piqué à Kai. Trop long pour moi. J'ai aussi un sous-pantalon en thermolactyl, ce qui me donne un pantalon par-dessus mon pantalon par-dessus mon pantalon. J'ai dit, on ne rigole pas!
- nouvelles chaussures anti-glisse. (C'était la raison du troisième arrêt.) On peut ajouter des crampons amovibles.

J'avais aussi des chaussures d'hiver, mais pas plus imperméables que ma veste d'automne... Il m'est arrivé, un jour de boulot pluvieux, de me retrouver avec les pieds trempés jusqu'à l'os. Je ne suis pas tombée malade, mais je ne refais pas ça. Brrrrrr...
C'est drôle, parce que j'ai presque les mêmes chaussures que Kai. Sauf que les miennes sont taille 36, les siennes taille 40. Je suis un lion à petites pattes, que voulez-vous...


Une des petites pattes en question. C'est dommage, je n'ai pas d'échelle. J'aurais du mettre une des chaussures de Kai à côté...
Me voilà donc parée pour le boulot de demain! Je n'ai pas beaucoup plus envie d'y aller, mais il faut bien mettre du caviar sur les tartines. Ne me regardez pas comme ça, c'est bon!

Groar!

mardi 26 novembre 2013

Spécial grand-mère

Mercredi dernier, je me lève à 7h bien que je ne bosse pas. La raison? Aller attendre le camion FedEx qui doit m'apporter un colis de France chez moi. Il n'y a pas de sonnette ici, et je ne peux pas voir la route depuis la fenêtre alors je suis descendue (avec un pull, quand même) pour attendre le camion.
Et j'attends.
Et j'attends.
Et deux heures plus tard, toujours pas de camion. J'avais eu du mal à me lever moi! Je vais voir au rez-de-chaussée trouver quelqu'un qui travaille ici, je trouve quelqu'un, à qui je demande s'il y a un colis pour moi. Après un peu de suédois maladroit, on me dit que oui, il y en a un, le livreur de FedEx l'a laissé juste là. Je vais voir "juste là" et je trouve un gros colis que je ramasse. Je traverse le couloir, monte les trois marches, attaque l'escalier, me casse la figure au milieu parce que le colis est énorme et trop lourd pour moi... Mais pas de bobo, un lion se relève toujours!
Après maintes aventures, je porte enfin le colis dans l'appartement, je l'ouvre et j'y trouve plein de trésors envoyés par ma maman, et puis quelque chose que je n'avais pas vu venir, envoyé par ma grand-mère : un pichala. Un gant de cuisine, quoi! Excusez mes origines, j'ai toujours appelé ça comme ça...
Je dédicace donc ce petit post à ma grand-mère Christiane, pour l'envoi inattendu du pichala. Pichala qui a sauvé notre gratin de patates quand il a fallu le sortir du four, parce qu'il n'y a qu'un seul pichala dans la cuisine commune (plus moche que le mien, ha!). Le deuxième a disparu dans le vide intersidéral. Et pour l'anecdote, le pichala s'est fait un ami ici : la bouilloire. Ne sont-ils pas mignons?


Petit détail additionnel : la photo a été prise à midi et demie. C'est pour ça qu'on a une lumière crépusculaire, le soleil se couche vers une heure, maximum une heure et demie. Après, c'est la nuit jusqu'à huit heures le lendemain.
Encore un grand merci pour le méga-colis, et pour le gant qui va se révéler très utile!

Groar!

samedi 16 novembre 2013

Réparations

Me (re)voilà en train de camper dans le couloir glacé pour avoir le Wifi... Je sais, je ne poste pas souvent, mais j'ai eu beaucoup de travail supplémentaire dernièrement, je ne sais pas pourquoi. C'est juste que ça arrive de temps en temps. J'ai aussi du aller au Pôle Emploi suédois, où je me suis fait gronder parce que je ne suis pas venue plus tôt oups mais avec un peu de baragouinage Il existe, ce mot? en suédois, je m'en suis sortie, on ne m'en veut pas trop. 
Mais ce n'est pas le sujet de ce post; comme le titre l'indique j'ai eu besoin de faire réparer mon vélo, qui souffrait horriblement d'un pneu crevé, ainsi que mon lit qui était... en mauvais état. Il a juste craqué, le pauvre. Je n'ai pourtant pas sauté dessus... Non vous n'avez rien raté, je n'ai pas parlé du lit auparavant, mais ça ressemblait à ça. 

Oui il y a du bazar. 
Kai a donc appelé son beau-père Ari à la rescousse, et en trois coups de cuillère à pot, c'était réglé! Mon lit est farpaitement normal maintenant, tout confortable <3 
Pour ce qui est du vélo, il avait aussi été réparé par Ari, qui a collé une jolie rustine. Ça a tenu 10mn quand je suis allée bosser le lundi suivant. Bon, il faut dire que j'avais une charge importante sur l'arrière du vélo, mais tout de même... La journée de travail s'est vite transformée en cauchemar, le temps était moche et je ne pouvais pas rouler du tout (sous peine de me casser la figure, essayez donc de rouler avec un pneu crevé). J'ai du finir la journée de travail avec le vélo de Kai, difficilement, ça m'a pris toute la journée. Le surlendemain, je me suis tapé le chemin jusqu'à Intersport, à pied en poussant mon vélo blessé, ça m'a pris plus d'une demi-heure (seulement l'aller, hein). Là-bas, on m'a dit que le monsieur responsable du service après-vente ne serait pas là avant le début de la semaine suivante, or j'avais besoin du vélo pour bosser le lendemain. Je leur ai fait part de mes problèmes et d'un coup c'était possible d'avoir mon vélo réparé le jour même. Je n'ai pas cherché à comprendre et je suis revenue plus tard (la nuit était tombée entre-temps).
Ah oui, un détail qui arrive comme un cheveu sur la soupe à propos du climat à quelques 100km du cercle polaire : le soleil ne fait pas le clown que pendant l'été. Bien sûr, l'été on a l'absence de nuit pendant quelques temps, mais l'hiver... c'est l'inverse.
En clair, aujourd'hui, lever de soleil : 8:14 et coucher de soleil : 14:02. Ça ne fait qu'empirer en plus, lundi le soleil se lèvera à 8:22 et se couchera à 13:55. Et je bosse par ce temps, moi... Il fait nuit noire à trois heures de l'après-midi, imaginez si vous pouvez. :-)
Mais au moins j'ai un vélo fonctionnel maintenant, et la réparation d'Ari n'était pas à blâmer; il y avait un second trou dans la chambre à air, tout petit. Juste à côté du trou réparé, bien sûr. Que de trüs trous... 
Voici donc mes dernières aventures en date! Suite au prochain épisode, c'est-à-dire travailler à vélo par pas plus de 0°C et 11m/s de vent du Nord... avec grosses rafales. Non j'ai pas envie... Je peux avoir un mot d'excuse et rester à la maison avec une boisson chocolatée?
Groar! 

vendredi 1 novembre 2013

Vitutuskäyrä nousee

Attention : ceci est un post contenant une certaine dose de rage et autres jurons pas complètement censurés. Lisez à vos risques et périls. Vous êtes prévenus.

Mardi 29, je marche jusqu'en Finlande (avec Kai, qui s'impatientait sur son vélo). But de l'expédition pédestre : Intersport. Ce n'est pas juste à côté, je précise. But du but de l'expédition : acheter un vélo. Il me faut un véhicule adapté pour mon boulot. (Enfin adapté, on fait ce qu'on peut sans permis de conduire.)
Je trouve le vélo parfait, je me l'achète, il me coûte un bras mais ce n'est pas grave, j'en ai un autre. Je rentre sur mon vélo tout neuf, heureuse.
Le lendemain, jour de boulot exceptionnel, je vais bosser sur mon vélo tout neuf, je l'aime ce bidule. Le surlendemain, jour de boulot habituel, je me prépare à aller bosser sur mon vélo tout neuf, ça va aller vite, et puis Kai va m'aider pour que ce soit fait encore plus rapidement, et puis en rentrant on pourra aller chez ICA, c'est sur le chemin. Je mets mon sac de journaux à livrer sur le porte-bagages du vélo, je le déverrouille avec ma clé toute neuve, je pousse le vélo...

Minute, c'est quoi ce bruit?

Je me penche pour examiner l'animal, et je vois que le pneu de la roue arrière est complètement à plat, d'où le bruit. Ma jauge de colère monte d'un coup (c'est le titre, approximativement traduit du finnois). Je suis sûre que je n'ai pas roulé sur un éclat de verre, ou un clou, ou quoi que ce soit. Je l'aurais remarqué! Or, après le boulot hier, aucun problème.
Sautons aux conclusions : Qui est le c*nnard, le fils de **** qui s'est amusé à crever le pneu de mon vélo? Que je l'attrappe et que je lui torde le cou! Maintenant il faut que je me tape le p*tain de chemin jusqu'à Intersport en poussant un vélo avec un pneu crevé et je suis même pas sûre que la garantie couvre ce genre de c*nnerie... Je suis sûre que quelqu'un a crevé le pneu, c'est arrivé à quelqu'un d'autre la même semaine. Je vais le tuer, le faire sécher et en manger un petit bout tous les jours!!
Non mais regardez ça!


Le pneu arrière, plat comme une foutue limande!
Sur un vélo tout neuf!!


Je suis tellement énervée qu'il faut que j'aille tuer quelque chose de gros pour me passer les nerfs. Où est ma PSP? Je prends une grosse épée, et ça va chier des bulles.

GRRRRRÔÔÔAAAAAAAAAAAR!!!

mardi 29 octobre 2013

Un jeudi normal.

Je sais bien que nous ne sommes pas jeudi. Je voulais juste écrire un post à propos de mon boulot (je ne bosse que le lundi et jeudi, sauf circonstances exceptionnelles).
Avant que vous ne vous jetiez sur les photos, je tiens à préciser qu'elles ont été prises au début du mois (le 10 octobre pour préciser doublement). Vous remarquerez qu'il y a du soleil, il fait beau et je porte une veste en coton. Maintenant, le soleil se couche à 15h, on a de la neige et du verglas. Bienvenue en Scandinavie.
Donc voilà en quoi consiste mon boulot le jeudi (c'est plus tranquille le lundi) : des journaux partout!


Ma pile de journaux, que je viens de porter jusque devant l'appartement (vous pouvez voir la porte dans le coin, là). Ah, et c'est au troisième étage. Enfin la plupart du temps, l'ascenseur fonctionne.
Précision égoïste, j'ai quand même plus de boulot que Kai, regardez ses piles de journaux!


Je suis plantée à côté des piles pour donner une échelle, évidemment. Et oui, je porte des zori (sandales japonaises). Problème? :)
Bon, on a les journaux dans le couloir, première chose de faite. Maintenant, il faut les trier. Glisser les petits dans les grands, quoi. Ça prend un certain temps, mais le plus gros inconvénient, c'est que l'encre fraîchement imprimée, ça tache. Voyez plutôt. 


Le plus frustrant, c'est que je suis incapable de comprendre quoi que ce soit, c'est tout en finnois. Et trier des journaux, c'est refaire le même mouvement à la chaîne pendant une demi-heure, parce que c'est assez rare qu'un journal sauvage me saute des mains et essaie de s'échapper.
Une fois que c'est bien trié et que je me suis lavé les mains, je mets autant de journaux que possible dans mon sac spécial (dont je répare les coutures chaque semaine) parce que ma zone de distribution est assez loin et je n'ai pas vraiment envie de revenir à Haparanda pour refaire le plein de feuilles de chou journaux plus souvent que nécessaire. Surtout pas pour UN journal, comme c'est arrivé à Kai...
Ce jour-là, Kai m'a aidée avec ma distribution pour que je n'aie pas à revenir refaire le plein. Très gentil de sa part! <3
Nous sommes donc sortis avec nos vélos très chargés...


Le vélo bleu n'est pas le mien, cela dit, je l'emprunte pour bosser. Et le vélo vert est celui de Kai, il faut que je le tienne, sinon il se casse la g... figure à cause du poids de la masse des journaux (le vélo, pas Kai). Ce n'est peut-être que du papier, mais beaucoup de papier, c'est lourd. On s'en rend suffisamment compte en portant nos sacs jusqu'aux vélos... Ah, et évidemment, Kai prend les photos, c'est pour ça qu'il n'est pas dessus.
Nous voilà donc prêts à partir!
Enfin, presque.
Voyez-vous, on ne peut sortir de Station que d'une seule façon, il faut traverser la voie de chemin de fer. Logique, puisqu'il s'agit d'une gare (un peu transformée, et beaucoup retapée depuis 1917).
Or.


Ben oui, un train. La gare est désaffectée, mais les trains de marchandises empruntent toujours les rails.


Et un deuxième! Attention, un train peut en cacher un autre!
Non mais ne vous pressez pas, c'est pas comme si on devait aller travailler juste maintenant sous peine d'être en retard après...


VR, qu'est-ce que tu fous?!
Parenthèse : VR est l'abréviation du nom de la compagnie ferroviaire finlandaise (oui, ceci est un train finlandais). Le nom original importe peu, la blague qui en découle importe plus. Kai me dit, VR est pour "venaa rauhassa", qui signifie "on y va doucement" ou "on n'est pas pressé". Bha oui, ça se voit.
Après ce petit épisode ferroviaire (I like trains!), nous voilà enfin libres de partir. Pas trop tôt, parce qu'il nous faut traverser Haparanda de Sud en Nord pour arriver à Marielund, et ça ne se fait pas en 5mn.
Ma zone de ditribution, bien que grande, est assez facile. Voyez plutôt.


Je me fais bombarder de boîtes aux lettres! 
Et puis il y a des raccourcis.


On passe en ninja au lieu de faire le tour... ~


C'est un peu de travers parce que Kai a pris la photo tout en roulant. Chut, c'est artistique. Et non, il ne s'est pas cassé la figure. Il a un équilibre impressionant sur son vélo, et ne manque pas de me narguer en pédalant avec les mains dans les poches alors que je n'ose pas lâcher le guidon.


Spécial dédicace pour mon papa : le chemin du champignon.


Toujours le chemin du champignon.


"ei roskia", "pas d'ordures". Les gens écrivent des trucs originaux sur leurs boîtes aux lettres... Je me demande comment interpréter ça.


Des maisons roses! Trop mignon ~


On n'a toujours pas fini...


C'est là que je dois entrer dans ces "immeubles" pour aller glisser mes journaux dans les fentes dans les portes. C'est à l'ancienne, si on veut, mais déjà mieux que de glisser le journal sous la porte. :)
(Vous remarquerez les rambardes sur les toits et l'échelle sur le côté. C'est pour la neige, bien sûr. La neige qui tombe du toit, ça peut tuer quelqu'un.)

Ça nous a pris du temps, mais nous sommes enfin venus à bout de mon travail du jour! Il est temps de retourner à Haparanda!



C'est tout droit! Et on est prudent en traversant.


Toujours tout droit... Non, ce n'est pas un coin paumé.



On n'est pas encore arrivé.


Le gros bâtiment sur la gauche (l'autre gauche, c'est-à-dire la droite), c'est ICA Maxi, pour ceux qui se demandaient.
Et c'est là que Kai a décidé de faire le paparazzi, pour me montrer ses talents de photographe et de cycliste.


Photo remarquablement réussie si on considère qu'elle a été prise en mouvement! Et oui, j'ai la banane, mais avouez que quand on vient de finir son boulot, il y a de quoi. :)

En parlant de boulot, je viens de m'acheter mon propre vélo (youpie, il m'a coûté un bras!). Pour ceux qui se souviennent du fait que j'utilisais le vieux vélo de Kai, je me dois de préciser que ce vélo supportait à peine mon poids (je veux dire ma masse, pardon monsieur le physicien), alors des kilos de journaux...
Mais j'ai mon vélo à moi maintenant, petit mais mignon, tout noir et tout neuf! Et je vais le baptiser tout de suite (mais non, pas maintenant, il fait nuit...); demain, j'ai du boulot supplémentaire. Et après-demain, le boulot habituel. Je croise les doigts pour qu'il n'y ait pas de verglas...

Groar!

mardi 22 octobre 2013

Enfin reçu mes fleurs!

Hein? Des fleurs?
Oui, des fleurs. Je m'explique : j'ai eu dix-neuf ans (et un coup de vieux) le 16 octobre, et ma maman a décidé de m'offrir des fleurs. Or, ce n'est pas évident d'offrir des fleurs à quelqu'un en Suède quand on se trouve en France, la preuve : nous sommes le 22. Bha, ça n'a pris que 6 jours et beaucoup de galères téléphoniques (surtout pour maman, je pense)...
Mais ça y est, j'ai mon bouquet!

Merci. <3

Groar!

vendredi 18 octobre 2013

Première neige


Je vérifie... oui, nous sommes bien le 18 octobre, pas décembre. Et on dirait qu'il fait sombre sur cette photo, mais en réalité il fait bien plus clair, le soleil perce un peu à travers les nuages, c'est assez lumineux. J'en profite, ça ne va pas durer. Le soleil se couche vers 17h, le kaamos approche (en finnois, la nuit polaire. Brrrrr...).
Elle ne pouvait pas tomber avant-hier, cette neige, non?
Donc voilà, c'est l'automne scandinave. Je suis vraiment désolée de ne pas poster plus souvent sur ce blog, mais le Wifi ici est vraiment moche, c'est assez miraculeux quand il fonctionne sans problèmes et notre câble ethernet se meurt en une longue et douloureuse agonie, le saligaud.
Kai a trouvé une solution au problème du Wifi, cela dit, je devrais donc être capable de faire un peu de spam (parce que j'ai un sacré retard à rattraper...). Cela, à condition de sortir de l'appartement, de traverser tout le couloir (très sale parce que la fiche de ménage n'a pas été changée depuis des mois mais ça devrait être fait incessamment sous peu, on espère), dans le froid (ça ne se chauffe pas, un couloir!) et de camper juste en face de l'ascenseur (qui est plus proche du monte-charge que de l'ascenseur avec portes coulissantes et petite musique). Déjà hier en revenant du boulot, j'ai pris l'ascenseur et en sortant, j'ai trouvé Kai assis dos au mur en train de tapoter sur son clavier. Ben oui, Internet fonctionne ici (à condition de voler le Wifi de son école, je précise).
J'ai bien d'autres choses à raconter, et des photos à montrer (pour une fois) mais je préfère faire des posts séparés pour ne pas avoir un méga-post fourre-tout. C'est moche, quoi!
Je vous laisse donc à contempler la neige que je vois par la fenêtre, et je vais prier pour que le sèche-linge fonctionne aujourd'hui!

Groar!