lundi 22 juillet 2013

Ils appellent ça la nuit sans nuit

Je serais bien incapable de vous sortir le mot en finnois, mais il désigne l'absence de nuit pendant l'été dans les régions polaires et se traduit par "nuit sans nuit". Quelle belle langue quand même (mais souvent intraduisible sans un kilomètre d'explications derrière).
Vous ne me croyez pas? Bon. Voici une photo de Haparanda le jour. (Oui, c'est pris depuis la fenêtre, j'avais la flemme. C'est des choses qui arrivent.)


Et maintenant, le même endroit (lire: toujours depuis la fenêtre) mais de nuit.


Si si, cette photo a été prise après minuit, et sans flash. Je vous assure. C'est pas très sombre...
Vous me comprenez, maintenant, quand je vous dis que c'est une galère de dormir? Justement, je n'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. Or, ce matin, clairon (soyons gentils, à huit heures), il faut aller en Finlande. Kai avait quelque chose à faire (j'ai pas tout compris) mais on s'est rendu compte après un certain temps (et le recomptage des mois de l'année en finnois) qu'on avait fait le chemin pour rien. Sur ce, j'entends Kai marmonner quelque chose en finnois, je crois comprendre "paska" ("merde") et je me dis qu'il est aussi enervé que moi. Du coup, on est allé faire les magasins de tissus de Tornio pour se détendre, mais chou blanc! De ruban rouge, que dalle. Moi, j'étais trop occupée à être perdue au milieu de tous ces gens qui ne parlaient que le finnois pour essayer de chercher quelque chose. Mais ça va s'arranger.

En parlant de galère.

Cet après-midi, je suis allée en Suède cette fois, toujours avec Kai pour qu'il me sauve la vie quand mon vocabulaire (limité) ne me suffirait pas. Nous allons à Skatteverket (l'office des impôts) pour que je puisse me déclarer comme résidente-en-Suède-ayant-l'intention-de-rester-plus-de-trois-mois. Pas une touriste, en somme. Et là, paperasse. Assez limitée encore, je m'estime heureuse, mais qu'est-ce que j'étais nerveuse! Je vous raconte pas comme c'est dur d'écrire (et d'être crédible) quand la main qui tient le stylo tremble de manière ostentatoire. Stupide main droite, si seulement je pouvais la bouder et devenir gauchère...
Mais je m'en sors, pas si mal en fait, avec l'aide bienvenue de Kai et la coopération de la madame en face de moi. Elle m'a d'ailleurs demandé si j'avais déjà été en Suède auparavant, et quand j'ai répondu que non, elle m'a dit que je parlais bien le suédois. J'ai eu envie de faire un câlin à Annika (ma géniale prof de suédois) et de faire une petite danse de joie. J'en profite pour faire un coucou à tout le département scandinave de l'université de Strasbourg, merci pour votre aide!
Mais ce n'est pas fini! (Ta ta taaaa!) Maintenant, c'est par Internet qu'il faut que je me déclare à l'office des migrations (Migrationsverket) et là... je vais faire les yeux du chat Potté à Kai pour qu'il m'aide encore.


Oui, comme ça.
Ah mais attendez, je ne suis pas un chat, moi. Je suis un lion! Enfin, je m'en sortirai. 
Groar! 

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