Mardi matin, quatre heures, j’me réveille comme une fleur… Bon, presque. Il était quatre heures moins dix, et la fleur avait eu deux heures de sommeil maximum donc je faisais un peu « zombie ». Quatre heures et demie, je pars de Mulhouse avec ma mère et mon frère, nous roulons de nuit (d’aube ?) vers Strasbourg où je dois prendre le TGV.
Nous roulons d'aube.
Mais.
Je
ne sais pas ce qui s’est passé dans le calcul des horaires, toujours est-il que
j’ai failli le rater, ce TGV ! Je l’ai eu (tout juste) et à six heures
tapantes, me voilà partie pour Paris – Charles de Gaulle. Au moment où mon
train partait, mon frère a levé les bras : « Je vous ai
compris ! »
Huit
heures et demie, je suis à l’aéroport Charles de Gaulle, et je vous ai compris.
Je m’extirpe du train, je suis les moutons, je trouve la navette vers le
terminal 1, aucun problème, easy as f*ck.
C'est quand même grand...
Mais j'aime leurs pubs.
Et
là, l’attente. Assez longue puisque j’avais dans les trois heures d’avance, il
vaut mieux être sûr. Alors je poireaute dans le hall, en lisant (en suédois
bien sûr, histoire de se mettre dans le bain), je vais m’enregistrer au guichet
de SAS, je reçois mes cartes d’embarquement, et là, je me sentais BIEN. Je suis
allée attendre en salle d’embarquement, de plus en plus nerveuse, pour me
rendre compte que mon avion a du retard. Non non, pas cinq minutes de retard,
pas un quart d’heure, une heure.
Finalement,
il décolle, cet avion. Oh les beaux nuages ! Oh, l’Allemagne ! Oh, le
Danemark ! Ooooooh la Suède !! Oh la belle sieste jusqu’à Stockholm.
Je ne peux pas rester éveillée dans un avion, moi. Pas possible.
Atterrissage
à Stockholm, Arlanda, je sors de l’avion, je cherche le terminal 4, et je
réalise l’impossible : se perdre à l’aéroport d’Arlanda. D’un coup, je me
retrouve je ne sais où, sans aucun panneau indiquant le terminal 4. Je tourne
en rond une minute, puis je demande mon chemin à un type qui était là. Il me
salue en suédois, je bafouille, il me parle anglais, je réponds sans problème.
Le suédois, c’est pas encore au point…
Finalement,
je retrouve mon chemin, je trouve un élan (une statue hein.), je trouve mon
terminal 4 à temps (l’heure de retard de l’avion précédent m’a privée de ma
fika mais j’ai eu l’avion pour Luleå alors ne pleurons pas).
Je
quitte Stockholm avec une compagnie finlandaise rattachée à SAS (Blue1),
impeccable, on me parle en suédois, je réponds en suédois, on me parle en
anglais (sans commentaires…), mais tout se passe bien et j’atterris à Luleå
après une heure et demie. Mon sentiment en survolant la Suède ? Indescriptible
à moins de crier et de sauter au plafond, en rebondissant sur les murs au
passage.
À
l’aéroport de Luleå, je récupère mon bagage, je prends le taxi vers la station
de bus (il me coûte une fesse, ou presque, mais c’est pas grave, j’en ai une autre),
et je vois que le bus vers Haparanda arrive dans une bonne heure.
La station de bus de Luleå
Je grelotte
un peu avec mes habits de touriste, je meurs de faim, le seul magasin du coin
vient de fermer. Je râle jusqu’à l’arrivée du bus, où je bafouille en suédois
pour payer mon voyage. Je commence à être bien crevée, mais aussi de plus en
plus excitée : j’y suis presque !
Quand
le bus part, impossible de piquer un somme. Je suis à deux heures de route de
Haparanda ! Depuis le temps que j’attends ce moment… Je regarde le paysage,
il y a beaucoup d’arbres quand même. Et puis d’autres arbres. Et encore des
arbres. Tout va bien !
Le
voyage en bus est assez monotone, c’est beaucoup de ligne droite et beaucoup
d’arbres. Après une heure, je remarque que le soleil n’a pas bougé, il est
bientôt 22h, il fait nuit en France et jour ici. Ça aussi, j’en ai rêvé,
l’absence de nuit. Ce n’est pas exactement le soleil de minuit, mais il fait
très clair quand même, jusqu’à 23h le bus roule sans lumière.
Quand
il arrive à Haparanda, j’ai un moment où je suis très nerveuse. Je reconnais la
station de bus (vue sur Google Street) et j’aperçois une silhouette dans la
clarté nocturne. Quand le bus s’arrête, je suis dehors à peine une seconde plus
tard, et je rencontre enfin Kai ! C’est un moment de grande timidité et de
grande émotion, nous parlons anglais avec un certain accent (lui comme
moi !).
Je
récupère mes bagages, remercie le monsieur du bus et Kai me montre le chemin
jusqu’à son studio. (Oui, on se retrouve à deux dans un studio. Figurez-vous que
ce n’est pas si mal !)
En
arrivant, je suis prise d’une crise de flemme terrible et je ne touche même pas
à ma valise. Vous m’excuserez, j’avais une sacrée journée dans les pattes.
Je
suis très fatiguée, mais impossible de dormir avant 2h du matin ( ! ). Il
va me falloir du temps pour me faire à l’idée que la nuit, c’est pour l’hiver.
J’arrive quand même à me reposer, et le lendemain sera consacré à… acheter à
manger. Survivre avec seulement du knäckebröd, ça ne va pas.
Je
n’ai pas pris beaucoup de photos, mais je n’ai pas toujours eu le temps. (à
Arlanda, mon timing était un peu juste...)
Groar !
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