samedi 27 juillet 2013

Älä mene metsään

Les inconditionnels du metal finnois auront reconnu ce titre de Teräsbetoni. Ce sont ces mots que j'avais en tête hier soir en quittant Station vers huit heures et demie avec l'intention de braver l'interdiction de la chanson: "ne va pas dans la forêt". Les paroles sont une mise en garde contre le mal et les ténèbres qui sont dans les bois, mais moi je vous dis, balivernes. La seule raison valable de cette mise en garde, c'est les moustiques.
L'endroit est en fait une réserve naturelle avec sentiers de promenade, ça s'appelle Riekkola-välivaara (ah, le finnois). Kai m'avait montré les lieux au début de la semaine et je me suis tellement maudite de ne pas avoir mon appareil photo à ce moment-là que j'ai décidé de revenir, seule s'il le faut, mais je me dois de vous montrer cet endroit.
Ayant été dévorée lors de ma précédente venue, j'ai prévu le coup cette fois. Huile de citronnelle, priez pour nous. Alors soit les moustiques scandinaves sont résistants, soit l'huile de citronnelle, c'est pas l'efficacité même. J'ai bien l'impression d'avoir été moins piquée que la dernière fois, mais c'est peut-être de l'auto-suggestion ou de la chance...
Mais trêve de moustiques.

C'est sauvage.
On va par là...
Puis par là...
On suit le chemin parce qu'à gauche, c'est marécageux.
On grimpe :D
 Plus haut.
 Plus haut!
Voilà :)
Panorama, en contre-jour, avec deux arbres. "Me kai ollaan niin kuin nuo..."
Re-panorama, avec une lumière normale.

Il y a des habitants!
 Et des canards.
Ce n'est qu'un canard, me direz-vous, mais il y en avait d'autres plus loin. Seulement, ils étaient tellement loin qu'avec le zoom, ils étaient flous. Pauvres canards.
Vers neuf heures, neuf heures et quart, je me décide à rentrer, il commence à faire frais (et j'étais en T-shirt, ça vous montre bien qu'il a fait chaud ces derniers jours). Alors oui, il y a bien un risque de croiser un élan ou un renne dans cette forêt, c'est arrivé à Kai quand il était plus jeune mais l'animal était blessé et mourant. De toute façon, ce sont des bêtes plutôt placides, qui n'attaquent personne (contrairement aux ours, mais c'est quand même rare d'en voir), et puis il y avait peu de chance de rencontrer plus gros qu'un canard. 
Sauf si on compte les champignons, parce qu'ils sont assez énormes.
  Ma main sert d'échelle.
Enfin, mes photos prises, un peu grignotée par les moustiques, je retourne à Station, dont j'ai quelques photos prises pendant la journée.

Et une photo prise le soir en revenant de la moustiqueuse forêt :

Je faisais le tour du bâtiment pour aller garer le vélo. Station, c'est comme vous pouvez le voir l'ancienne gare de Haparanda, qui faisait aussi hôtel d'où la taille du bâtiment et la présence de petites chambres qui sont maintenant des studios. Ca a un certain charme, justement parce que c'est pas tout neuf, mais l'inconvénient majeur de ce bâtiment, c'est que vu qu'il est en brique et assez mastoc, c'est une cocotte minute. On cuit, là-dedans! Si je ne laisse pas le ventilateur tourner la nuit, je me réveille en mode raisin sec...
Mais à part ça, c'est très bien.
Je pense retourner dans la forêt une prochaine fois avec Kai, parce que je fais plus confiance à son sens de l'orientation qu'au mien dans ces contrées sauvages... Et puis un lion perdu dans une forêt de pins et de bouleaux, ça se fera vite manger par les moustiques. 

Groar! 

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