Mardi matin (hier, pour ceux qui n'ont pas suivi), il n'était pas encore huit heures que j'entends jurer en anglais, je sors de mon rêve en me disant que ça ne peut pas être Kai, impossible qu'il soit déjà réveillé. En effet, ce n'était pas lui mais son frère, qui a un double des clés, a des affaires à récupérer ici et est de toute évidence un sacré lève-tôt. Kai m'avait prévenue qu'il viendrait squatter mais je ne pensais pas que ce serait aussi tôt alors j'ai replongé dans mon sommeil. Une heure plus tard environ, j'entends râler en suédois comme quoi il faudrait qu'on se lève au lieu de dormir toute la journée. Cette fois, je sors du lit, on va pas trop pousser la paresse quand même.
Le temps de m'habiller et de manger une brioche à la cannelle et je sors avec le frère de Kai (Kai lui-même tentait de fusionner avec la couette) pour acheter deux-trois trucs et par la même occasion aller à la poste. Il se trouve que dans ce patelin, la poste est carrément dans le supermarché, c'est plus pratique. Mais dans le supermarché, le flou commence. Je cherchais du vinaigre blanc pour nettoyer ma machine à café d'occasion mais une fois arrivée dans le rayon vinaigres et autres, je ne vois que du vinaigre de vin. Pas très connaisseuse en vinaigres ni en machines à café, je demande au frangin s'il peut m'aider. Pas plus avancé que moi, il demande (en suédois) à une employée du magasin qui passait par là. Quelques vinaigres plus tard, la madame (qui nous a conseillé de googler si on ne sait pas) nous indique un vinaigre. Je décide de lui faire confiance et quand je rentre un peu plus tard, je tente de nettoyer la machine, ayant au préalable prévenu Kai (qui était sorti du lit entre-temps) et son frère (qui était rentré après moi) que ça risquait de sentir bizarre.
Houlà oui. On a ouvert la fenêtre assez hâtivement tout en écoutant avec inquiétude les bruits que faisait la machine, je vous jure qu'il y a un dragon caché sous cette coque de plastique... Mais quand l'odeur de vinaigre s'est (enfin) dissipée et après avoir rincé la machine plusieurs fois avec de l'eau (suivant les conseils de ma chère maman), j'ai lancé une modeste production de café, que j'ai ensuite goûté avec méfiance.
Eh bien il était bon. Tout à fait correct selon moi, et je suis contente (et soulagée) d'avoir enfin mon café! Ca aura été un sacré marathon pour l'avoir, depuis le premier nettoyage de la machine, la galère pour trouver le bon café, les tâtonnements pour comprendre comment cet étrange animal fonctionne, le premier essai assez dégoûtant et le vinaigre, je l'aurai méritée, ma caféine.
D'ailleurs, je m'en ferais bien une tasse, là. Allons réveiller le dragon.
Groar!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire