mardi 6 août 2013

Planquée en Finlande

Hum. Voilà une éternité que je n'ai rien raconté ici. La raison? Ce n'est ni une surcharge de boulot ni une soudaine maladie, disons plutôt la flemme. Eh oui, ça arrive dans tous les pays du monde. Et puis j'avais une très mauvaise connection à Internet, ça aussi ça arrive.
Ce qui se passe à ce moment précis de mes aventures, c'est que je me planque en Finlande avec Kai et son frère, chez leur maman. C'est très tranquille, et puis on a du chocolat.
Oui mais attention, c'est du chocolat de Finlande.

Fourré à la réglisse.

Je vous assure, ça fait bizarre. Première réaction en mangeant ça : "Mais... pourquoi?!" Pourquoi mettre de la réglisse dans le chocolat? Pourquoi, Finlande, pourquoi?
Finalement, c'est pas mauvais. Bizarre mais pas mauvais. Et puis franchement, c'est de loin pas le pire ou le plus bizarre que la Finlande ait à offrir. 
En parlant de purement finnois, j'étais déjà allée chez Maria dimanche, et j'ai rencontré son compagnon Ari qui est très sympathique et m'a souhaité en anglais la bienvenue en Finlande. J'ai aussi pu goûter de la viande de renne séchée, waouh. C'est bon. Je pourrais m'y habituer, tiens! C'est ce même jour que Maria a décidé d'arrêter de me parler en anglais, parce que le suédois, "c'est plus simple". Faisons simple. Elle ne me parle pratiquement plus qu'en suédois, et parfois j'ai du mal mais dans l'ensemble je m'en sors. Il faut bien progresser! 
Ça m'a d'ailleurs fait bizarre quand le frère de Kai a commencé à me parler en suédois. Avant, nous parlions anglais. J'ai encore du mal à parler suédois à Kai, bizarrement je suis dix fois plus timide avec lui quant au suédois. Peut-être parce qu'il est à cheval sur la grammaire... 
Enfin pour l'instant, à chaque fois que je parle suédois, on me comprend. Hier je suis allée à Arbetsförmedlingen (le Pôle Emploi suédois) pour me signaler en tant que... quel que soit le terme français pour "arbetssökande", ça veut juste dire que je cherche du travail. Bref, je suis allée là-bas et j'ai compris assez vite que ça ne leur arrive pas souvent, de voir une française débarquer chez eux pour rester à Haparanda et trouver du travail. J'ai parlé à quatre personnes différentes, la première ne sachant pas quoi faire de moi, la deuxième ayant une idée plus précise, la troisième voulait juste avoir son bureau libre et la quatrième s'est occupée de moi en tant que conseiller personnel ou quel que soit le terme français approprié. En tout cas, ils étaient tous franchement accueillants, pas le genre "employé-de-bureau-je-m'ennuie-à-mourir", l'un deux a même lancé une blague en téléphonant à son collègue ("Je suis avec une jeune fille française qui a trouvé Haparanda."). Et puis on m'a dit que je parlais bien suédois! *moment de fierté* Je leur ai dit que je pensais aller voir du côté de l'office de tourisme pour demander s'il y a besoin de quelqu'un qui parle le français et l'anglais, disons, couramment. 
C'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Kai dormait encore quand j'ai pris le vélo (j'ai hérité du vieux vélo de Kai, qui est très, hum, petit mais c'est pas grave, ça nous fait un point commun, le vélo et moi). Sachant que l'office du tourisme de Haparanda-Tornio est situé du côté finlandais de la frontière, je devais compter une heure de plus, parce qu'il est toujours une heure plus tard en Finlande qu'en Suède. Je vous dis pas la galère à chaque fois que je vais en Finlande... Heure suédoise? Heure finlandaise? 
Bref, je me suis cassé la figure de mon super-vélo en chemin (c'était en Suède), ça me fait un pantalon à raccomoder, et zut. Je suis quand même allée à l'office du tourisme, pour m'entendre dire qu'ils n'avaient pas de travail pour moi, et pas les moyens pour engager du personnel supplémentaire. Peut-être à la saison suivante, m'a dit la souriante madame. Je reviendrai en janvier, peut-être.
On m'a conseillé d'aller demander dans les hôtels s'ils avaient besoin de quelqu'un, mais je ne suis pas allée voir tout de suite, je suis rentrée pour lécher mes plaies (au figuré hein. Essayez d'atteindre votre genou avec votre langue, vous. Heureusement que j'ai des mains.) et au courant de l'après-midi Maria est venue nous chercher pour aller squatter chez elle. 
C'est donc depuis la Finlande que j'écris cela! 
Avec du chocolat à la réglisse.
Groar!

2 commentaires:

  1. Petit à petit, l'oiseau fait son nid! Bravo Lucie, continue comme ça, c'est pas une petite chute (au propre comme au figuré) qui va t'arrêter! Gros bisous ma puce!

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    1. Même pas peur! Se casser la figure, ça veut dire que c'est le métier qui rentre. (euh, quel métier? J'ai pas de boulot moi...)
      Merci, bisous :D

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